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Au secours, le TAFTA revient !

Jeudi 21 février, les ministres de l’Union européenne du commerce étaient réunis à Bucarest. L’objectif de cette réunion est d’ouvrir de nouvelles négociations commerciales avec les États-Unis. C’est le retour en catimini du TAFTA, largement rejeté par les peuples européens.

La Commission veut notamment entamer des négociations dans le domaine de la « coopération règlementaire ». En clair, il s’agit d’un nivellement par le bas des normes sociales, sanitaires et environnementales. En échange, elle espère une baisse des droits de douanes sur les biens industriels, en particulier les voitures. Cela profiterait essentiellement à l’industrie allemande. Voici donc ce que propose la Commission : pour sauver l’industrie automobile allemande, accepter les OGM américains et leurs poulets lavés à la javel.

Emmanuel Macron avait annoncé à l’occasion de la signature du CETA que la France s’opposerait à la signature d’accords de libre-échange avec des pays qui ne sont pas membres des accords de Paris. C’est le cas des États-Unis. La France doit donc s’opposer au niveau européen à l’ouverture de nouvelles négociations commerciales avec les États-Unis.

Communiqué de Jean-Luc Mélenchon, 22 février 2019.

Une persécution médiatico-politique d’État

Désolé, c’est long. Nous ne demandons pas à être traité différemment des autres justiciables, nous demandons nos droits et la justice, sans mesure d’exception. Nous ne voulons rien cacher : la preuve, nous proposons de débattre publiquement et contradictoirement avec nos accusateurs.

D’abord merci à toutes les personnes qui nous ont soutenu le moral, relayé nos arguments et surtout pris des initiatives pour rendre les coups médiatiques. Merci aussi aux policiers, magistrats et journalistes qui nous ont témoigné leur écœurement face à cette campagne et fourni de précieuses informations sur ce qui se prépare encore. Au moins, il nous reste un moyen de croire que tout n’est pas perdu dans ce pays sans tête et dans cet État Start-Up.

Pour commencer, coulé dans le bronze, gravé dans le marbre : nous n’avons commis aucun des faits qui nous sont reprochés. Aucun. Et pourtant nous avons été maltraités et insultés à jet continu pendant cinq jours sans trêve ni pause, jours et nuits dans tous les médias écrits, radios et télévisés. Nos vies ont été piétinées, notre intimité violée, nos affaires personnelles fouillées de fond en comble, notre honneur souillé, nos familles affolées, nos voisins alarmés. Les fichiers de nos partis, nos agendas personnels et professionnels depuis cinq ans, nos correspondances depuis dix ans, nos photos personnelles (pour ma part toutes celles réunies depuis 2006), nos notes personnelles ont été saisies. Aucun inventaire de ces prises n’a été établi. Toutes les belles personnes, les satisfaits, la caste ont hurlé de joie.

Il s’agit d’une persécution politique. Elle est sans précédent dans notre pays. Unique en Europe. Mais je pronostique qu’elle ouvre un cycle qui est venu d’Outre-Atlantique et qui va bientôt généraliser la criminalisation de l’opposition politique comme c’est déjà le cas pour l’action syndicale ou écologique. Elle est destinée à nous détruire psychologiquement et politiquement, comme personnes et comme organisation. Notre devoir individuel et collectif est de résister par l’action politique à une offensive politique.
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Communiqué de La France Insoumise

Ce mardi 16 octobre, aux aurores, le parquet de Paris, qui agit sous les ordres directs de la ministre de la justice a déclenché une opération d’ampleur contre Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, le Parti de Gauche et tous les anciens assistants du président du groupe de la France insoumise.

Cette attaque sur la base d’éléments fantaisistes. Il s’agit d’une part d’une dénonciation d’une élue d’extrême-droite, Sophie Montel, qui avouait elle-même qu’elle n’était pas sérieuse. Elle parlait en effet d’un  » pied de nez « .

Concernant les comptes de campagne pour l’élection présidentielle de 2017, la commission nationale des comptes de campagne a validé le 13 février 2018 les comptes de Jean-Luc Mélenchon sans aucune irrégularité. Ce n’est pas le cas pour ceux d’Emmanuel Macron pour lequel des irrégularités ont été notées. Afin de prouver publiquement son honnêteté, Jean-Luc Mélenchon a demandé le 8 juin 2018 le réexamen de tous les comptes de campagne.

Emmanuel Macron et ses proches n’ont pas à souffrir ces persécutions. Pourtant, ils ont bénéficié de dons irréguliers pour leur campagne présidentielle. Le président de la République a aussi profité d’importantes ristournes de ses amis pour diverses prestations. Pourquoi aucune enquête préliminaire n’a été ouverte ? Pourquoi le président de la CNCCFP a passé son temps à défendre le compte de monsieur Macron ? Cela a-t-il un rapport avec son augmentation de salaire de 57% en juin 2018 ?

Communiqué de la France insoumise

Résultats de la votation sur le nucléaire.

La votation était organisée à la fois en ligne et dans des bureaux de vote physiques.

Il y a eu au total 314 530 votant⋅e⋅s, dont 82 826 votant⋅e⋅s dans des bureaux de vote et 231 704 en ligne. Au total, 93,13 % se sont prononcés pour la sortie du nucléaire.

La majorité des personnes ont émargé sur les listes électorales.

Vote

Émargement sur
les listes électorales

Nul

Blanc

Non

Oui

En ligne

Oui

0

1224

12701

179074

En ligne

Non

0

235

2603

35867

En bureau

Oui

177

202

2815

54303

En bureau

Non

98

81

1487

23663

 

Lors du vote en ligne, chaque personne a reçu après avoir voté un identifiant anonyme. Elle pouvait le noter si elle le souhaitait. Il n’était pas associé à l’identité de la personne votante, qui est seule à connaître l’identifiant.

L’identifiant est par contre associé au vote effectué par la personne (Oui, Non ou Blanc). Tous les identifiants sont publiés ainsi que les votes associés, afin que chacun⋅e puisse vérifier l’authenticité de son vote.

Campagne antinucléaire

Pourquoi cette campagne ?

L’élection d’Emmanuel Macron, président des riches et des lobbies, n’a pas répondu à l’urgence écologique. Pire, elle a été celle des reculs dans ce domaine : l’objectif de réduction de la part d’électricité issue du nucléaire d’ici 2025 a été abandonné par Nicolas Hulot. L’urgence est pourtant réelle, à l’heure où deux tiers des réacteurs nucléaires français auront atteint 40 ans de vie en 2027 et présentent de nombreuses failles mettant en danger des millions de Français.es. Le nucléaire n’est pas une énergie sûre comme le prouvent les accidents de Tchernobyl et de Fukushima, sans même parler des défaillances sécuritaires des centrales face à des intrusions extérieures.

En plus d’être dangereuse, le nucléaire nous coûte cher. AREVA et EDF sont au bord de la faillite et pour prolonger la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans, 100 milliards d’euros doivent être investis pour rafistoler les réacteurs nucléaires. Autant d’argent qui n’est pas investit ailleurs !

La France s’entête dans cette énergie qui met en danger notre indépendance énergétique et qui produit des déchets dont on ne sait que faire. Pourtant le nucléaire appartient au passé et freine le développement des énergies renouvelables.

La France Insoumise se fait force de proposition et portera partout cette campagne pour demander la décision politique de sortie planifiée de l’énergie nucléaire et convaincre que nous pouvons passer à 100% d’énergie renouvelable. Eolien, énergies marine, hydraulique, géothermie, biomasse, photovoltaïque : il suffit d’avoir la volonté politique pour construire le futur. D’autant que la transition énergétique créera 900 000 emplois.

Votation citoyenne du 11 au 18 mars

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